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Quitter Google Drive ou SharePoint :
quelle alternative pour votre PME ?
Google Drive et SharePoint se sont imposés
dans beaucoup de PME,
l’un par sa simplicité,
l’autre par son intégration à Microsoft 365.
Avec le temps, deux sujets remontent pourtant chez les dirigeants :
la maîtrise des données confiées à un acteur américain,
et un abonnement facturé par utilisateur qui suit la croissance de l’équipe.
Nous passons en revue les alternatives crédibles,
leurs limites, et ce que représente concrètement
une migration pour une PME de 25 personnes.
Pourquoi les PME cherchent une alternative à Google Drive et SharePoint
Trois motifs reviennent dans nos échanges avec les dirigeants.
La localisation juridique des données
Même stockés en Europe, les fichiers hébergés par Google ou Microsoft relèvent du Cloud Act : une autorité américaine peut en exiger la communication.
Pour un bureau d’études, un cabinet comptable ou un sous-traitant de l’industrie, certains clients l’interdisent désormais dans leurs contrats.
Un coût indexé sur l’effectif
Chaque recrutement ajoute une licence, et les tarifs Google Workspace comme Microsoft 365 ont été relevés à plusieurs reprises ces dernières années.
Une organisation documentaire qui se dégrade
Partages personnels, dossiers en double, droits accordés à d’anciens prestataires : au bout de quelques années, plus personne ne sait qui accède à quoi.
Les alternatives sérieuses pour une PME
| Solution | Modèle | Hébergement des données | Facturation | Pour quel profil |
|---|---|---|---|---|
| Nextcloud | Open source, adaptable | Vos serveurs ou un hébergeur français | Infrastructure + intégration, sans licence par utilisateur | PME qui veulent maîtriser leurs données et relier le stockage à leurs outils métier |
| kDrive (Infomaniak) | SaaS clé en main | Suisse | Par volume de stockage ou par utilisateur (kSuite) | Petites équipes qui veulent sortir de Google ou Microsoft sans projet technique |
| Proton Drive | SaaS chiffré de bout en bout | Suisse | Par utilisateur | Structures manipulant des documents très confidentiels, avec peu d’intégrations |
Passer de Google Drive à SharePoint, ou l’inverse, change d’éditeur sans régler la question de la souveraineté.
kDrive et Proton Drive règlent la question juridique, mais restent des services fermés, peu personnalisables.
Nextcloud est la seule option qui combine contrôle des données, absence de licence par utilisateur et capacité d’intégration à vos autres applications.
C’est aussi celle qui demande un accompagnement à la mise en place.
Enfin, si votre besoin dépasse le partage de fichiers (versions, circuits de validation, recherche plein texte), il relève plutôt d’une GED open source, dont les outils obéissent à d’autres critères de choix.
Scénario chiffré : un bureau d'études de 25 personnes
Prenons un bureau d’études techniques de 25 salariés.
Il utilise Google Workspace Business Standard (le raisonnement est identique avec Microsoft 365 et SharePoint), stocke 1,8 To de plans et de rapports, et un donneur d’ordre de l’aéronautique vient d’exiger un hébergement hors juridiction américaine.
Situation actuelle sur trois ans
- 25 licences à 13,60 € HT par mois (tarif annuel, octobre 2026), soit 12 240 € sur 36 mois.
- Avec cinq recrutements étalés sur la période, la facture atteint environ 13 500 €.
Projet Nextcloud sur trois ans
- Serveur dédié chez un hébergeur français : environ 80 € HT par mois, soit 2 900 €.
- Mise en place (installation, paramétrage des espaces par projet, droits, migration, formation) : 7 000 à 9 000 € selon la reprise de l’existant.
- Maintenance et mises à jour : environ 150 € HT par mois, soit 5 400 €.
- Total : 15 300 à 17 300 €, quel que soit le nombre de recrutements.
Sur trois ans et à effectif stable, l’opération ne génère donc pas d’économie : l’abonnement disparaît, mais l’hébergement et la maintenance prennent le relais, comme pour tout logiciel open source réputé gratuit.
Elle devient rentable au-delà d’une trentaine d’utilisateurs, ou sur un horizon de cinq ans.
La décision repose ici sur autre chose : conserver le contrat aéronautique, et retrouver une arborescence par affaire avec des droits clairs.
Une précision importante : quitter Google Drive n’oblige pas à quitter Gmail ni Agenda.
Beaucoup de PME commencent par les fichiers, qui concentrent l’essentiel du risque, et traitent la messagerie dans un second temps.
Migrer de Google Drive ou SharePoint vers Nextcloud : les étapes
Inventaire
(1 semaine)
Volume par service, partages externes actifs, documents natifs Google (Docs, Sheets) à convertir au format Office ou OpenDocument, sites et bibliothèques SharePoint à réorganiser en dossiers.
Nouvelle arborescence et droits
(1 semaine)
Un espace par affaire ou par service, des groupes plutôt que des droits individuels. C’est le moment de supprimer les doublons et les accès d’anciens prestataires.
Pilote
(2 semaines)
Une équipe de 4 à 5 personnes bascule en premier, avec le client de synchronisation sur poste et l’application mobile.
Migration et bascule
(1 à 2 jours)
Transfert des fichiers, puis passage de l’ancien espace en lecture seule pendant un mois.
Formation et prise en main
(1 demi-journée par groupe)
Partage, édition collaborative, accès mobile.
Comptez cinq à six semaines entre le lancement et l’arrêt de l’ancien service, pour une activité qui n’est jamais interrompue.
Ce que Nextcloud apporte au-delà du stockage
Une fois installé, Nextcloud devient un socle sur lequel nous branchons vos autres outils : les pièces d’un devis Dolibarr rangées automatiquement dans le dossier client, les livrables d’un projet OpenProject accessibles depuis la tâche concernée.
Cette capacité d’intégration fait souvent pencher la balance lorsqu’une PME hésite entre logiciel propriétaire et open source.
Quelle alternative retenir pour votre PME ?
Le choix dépend moins de l’outil que de ce qui motive le départ.
Une petite équipe qui veut simplement sortir de l’écosystème américain trouvera dans kDrive ou Proton Drive une solution immédiate, sans projet technique.
Une PME soumise à des exigences contractuelles de confidentialité, ou qui souhaite relier ses fichiers à ses outils de gestion, aura intérêt à investir dans Nextcloud.
Dans les deux cas, la migration est l’occasion de remettre de l’ordre dans l’organisation documentaire : arborescence par affaire, droits par groupe, accès externes maîtrisés.
C’est souvent ce bénéfice que les équipes perçoivent en premier, bien avant la question de la souveraineté.
Nextcloud fait partie des solutions open source
que nous déployons et maintenons pour les PME,
de l’installation à la reprise de vos fichiers.
Si vous envisagez de quitter Google Drive ou SharePoint,
notre accompagnement Nextcloud commence
par l’inventaire de votre existant.
Les questions fréquentes sur les alternatives à Google Drive et SharePoint
Existe-t-il une alternative gratuite à Google Drive pour une entreprise ?
Nextcloud est libre de licence, mais son hébergement, sa sécurisation et sa maintenance ont un coût. Pour une PME, une solution réellement gratuite expose les données à un risque de perte ou de fuite difficile à justifier auprès de ses clients.
Peut-on garder Gmail et quitter seulement Google Drive ?
Oui. Les deux services sont indépendants. Beaucoup d’entreprises migrent d’abord leurs fichiers, puis réévaluent leur messagerie.
Que deviennent les Google Docs et Google Sheets ?
Ils sont convertis au format Word, Excel ou OpenDocument lors de la migration. Nextcloud permet ensuite de les éditer à plusieurs dans le navigateur.
Nextcloud fonctionne-t-il sur mobile et hors connexion ?
Oui, avec des applications iOS et Android et un client de synchronisation pour Windows, macOS et Linux, qui conserve les fichiers sur le poste.
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